Les interviews d'Hélène

 

 

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Date de publication 02 mars 1995

Support de publication

L'Est Republication

Propos recueillis par

Alain Dusart

 

 

 

La saveur d'un bonheur pas si acidulé...

 

 

Simple, belle sans fard, Hélène a, derrière sa frimousse charmante, une tête ni grosse, ni petite. A 28 ans, elle rêve de faire des enfants à la campagne.

 

 

Vous chantez « Je m'appelle Hélène, je suis une fille comme les autres ». Mais comment sont-elles les « autres » ?

- Comme moi. Ni mieux, ni moins bien, et heureusement pour moi quand même.

 

 

Et vous donc ?

- J'ai le sens des valeurs, de la famille, du respect, une certaine forme d'altruisme.

 

 

Qu'auriez-vous fait si vous n'étiez pas devenue « Hélène » ? A quoi rêviez-vous gamine ?

- Comme toutes les gosses de mon âge à l'époque, devenir maîtresse ou vétérinaire.

 

 

Et maintenant ?

- Je voudrais partir à la compagne comme sur cette photo de promotion avec le fils d'un berger dans le Lubéron. Vivre simplement, avoir des enfants. C'est tellement important pour moi...

 

 

Que pensez-vous des gens qui essaient d'analyser le phénomène « Hélène » ?

- Ils se prennent la tête pour pas grand chose. Nous ne sommes pas analysables, mais simplement sincères. Une chercheuse hyper sympa du CNRS est en permanence au siège de A.B. Productions où elle dépouille le courrier et tente de classer en catégorie...

 

 

Il est vrai que vous ne pesez pas une bagatelle, vous êtes devenue une « valeur sûre », bien calée entre des spots de pubs...

- Peut-être, mais je n'y peux rien. C'et comme ça. Pour moi l'argent n'est pas une valeur, ça ne donne aucun droit. J'en n'ai plus besoin, mais dans la vie, ont cherche forcément autre chose...

 

 

Un miracle de l'amour sans doute. mais au fait, Hélène est-elle une sainte ?

- Peut-être, c'est pas complètement impossible. Attendez, je cherche mais je ne me rappelle même plus des épisodes, on en a tourné 300... Mais attention, être gentille et raisonnable, ce n'est pas forcément être une sainte, ni-touche ont même dit certains...

 

 

De savantes critiques ont même dénigré le feuilleton, le qualifiant d'acidulé, de niaiseux...

- C'est l'avais de quelques personnes qui considèrent que 6 millions de jeunes sont comme le feuilleton, comment vous dites, niaiseux...

 

 

Bon, O.K., mais les ados sont un peu lisses...

- C'est normal. C'est idéalisé et fait pour rêver, pas pour montrer la réalité du journal de 20h, des rues glauques, la galère... Certains épisodes qui parlaient de la drogue ou du Sida ont été censurés en France, j'ai trouvé ça normal.

 

 

Vous sentez-vous actrice, chanteuse, les deux à la fois, ou ni l'une ni l'autre...

- Je me sens chanteuse car j'adore la chaleur et le bonheur des gens sur scène, et je suis un peu sit-comédienne, dans le sens où je des sitcoms, c'est-à-dire des épisodes de 26 minutes par jour, alors que les actrices sont maximum 1.5 à 3 minutes quotidiennes au cinéma.

 

 

Avez-vous répondu au questionnaire Balladur ?

- Nous, je ne l'ai pas reçu et il ne me concernait plus.

 

 

Vous êtes en âge de voter...

- Depuis longtemps, mais je viens seulement de m'inscrire.

 

 

Non, les enjeux de la campagne présidentielle vous intéressent ?

- Pas du tout ! Les jeunes en ont marre de voir les mêmes têtes en politique. Non, je n'irai pas voter, amis vous savez les jeunes, on entends, on surveille. Alors on est prêt à voter, au cas où...

 

 

C'est-à-dire ?

- Ben, si c'est pour empêcher l'extrême droite. Vous savez, Le Pen, c'est pas vraiment du gentil...

 

 

 

 

 

 

L'interview est retranscrite ici afin de permettre au public d'Hélène de conserver une retranscription de cette interview, même en cas de suppression des pages sur le site de l'éditeur dont les références sont précisées en en-tête de page.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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